Le 3 juin 2026, le conseil municipal de Vancouver a adopté à l’unanimité une modification réglementaire interdisant aux propriétaires d’empêcher l’utilisation de climatiseurs portatifs dans les logements.
Dorénavant, un propriétaire qui refuse à un locataire l’installation d’un tel appareil s’expose à une amende pouvant atteindre 1 000 $.
Une mesure issue d’une motion déposée en 2025
Cette modification découle d’une motion présentée en novembre 2025 par les conseillers Sean Orr et Lucy Maloney, qui demandaient l’élaboration d’un règlement municipal garantissant aux locataires le droit d’utiliser un dispositif de refroidissement portatif lorsqu’aucune autre forme de climatisation n’est fournie.
L’étude commandée par la Ville, publiée en mai, révèle l’ampleur du problème :
- près de 70 % des ménages ont rapporté des températures intérieures maximales de 26 °C ou plus;
- 13 % ont déclaré des températures atteignant 31 °C ou davantage;
- en 2023, 41 % des répondants ont indiqué avoir rencontré des obstacles à l’achat, à l’installation ou à l’utilisation d’un appareil de refroidissement mécanique.
Pourquoi certains immeubles interdisaient ces appareils
Avant ce changement réglementaire, plusieurs propriétaires limitaient ou interdisaient les climatiseurs portatifs en raison :
- de la capacité électrique insuffisante de certains bâtiments plus anciens;
- de la hausse des coûts énergétiques;
- des risques de dégâts d’eau liés à une installation inadéquate.
Des exemptions possibles, mais strictement encadrées
La Ville prévoit néanmoins certaines dérogations.
Un propriétaire pourra demander une exemption s’il démontre que son bâtiment ne peut raisonnablement accueillir ce type d’appareil, notamment lorsque :
- l’installation exigerait des rénovations majeures;
- des enjeux de sécurité importants sont soulevés.
Pour obtenir cette exemption, le propriétaire devra fournir des documents justificatifs validés par un professionnel certifié, lesquels seront évalués par les autorités municipales.
Une tendance qui gagne du terrain
Vancouver n’est pas la seule à adopter ce type de mesure.
Aux États‑Unis, plusieurs États ont déjà légiféré en ce sens.
Dans l’État de Washington, en Californie et en Oregon, les propriétaires ne peuvent généralement pas empêcher leurs locataires d’installer des dispositifs de climatisation portatifs.
Et si on regardait les dommages qui peuvent être créer?
Si les propriétaires interdisent ces climatiseurs c'est suite à de nombreux dommages créés dans le logement mais aussi l'immeuble.
1. Risque de dégâts d’eau
Les climatiseurs portatifs produisent beaucoup de condensation.
Problèmes fréquents :
- réservoir qui déborde;
- mauvais drainage;
- tuyau de vidange mal installé;
- infiltration dans planchers, murs, plafonds.
2. Surchauffe électrique
Un climatiseur portatif consomme souvent 1 000 à 1 500 W.
Risques :
- surcharge d’un vieux circuit;
- disjoncteurs qui sautent;
- risque d’échauffement des fils;
- utilisation de rallonges non conformes.
3. Mauvaise installation du tuyau d’évacuation
Le tuyau doit expulser l’air chaud à l’extérieur.
Problèmes fréquents :
- installation dans une fenêtre non prévue;
- trous improvisés dans moustiquaires ou cadres;
- retour d’air chaud dans le logement;
- infiltration d’eau de pluie.
4. Risque accru de moisissures
Un climatiseur portatif mal entretenu :
- accumule de l’humidité;
- crée des zones froides où la condensation se dépose;
- favorise la croissance de moisissures dans le logement.
5. Atteinte à l’enveloppe du bâtiment
Certains locataires percent le cadre de fenêtre; retirent des coupe-froid; laissent un espace ouvert autour du tuyau.
6. Bruit et vibrations
Les modèles portatifs sont bruyants, cela peut causer des plaintes des voisins; des vibrations sur planchers légers; une nuisance sonore continue.
N'hésitez pas à nous contacter pour toutes questions.
https://council.vancouver.ca/20260603/documents/pspc3.pdf