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L’immobilier locatif en 2026 : un marché en mouvement

L’immobilier locatif en 2026 : un marché en mouvement

Faits marquants :

  • L’augmentation de l’offre a touché toutes les catégories de propriétés, les copropriétés affichant la croissance la plus marquée (+20 %), devant les unifamiliales et les plex (+11 % chacun).
  • Le segment des plex a, quant à lui, continué d’afficher une forte vigueur au deuxième trimestre de 2026, avec des conditions de marché qui demeurent nettement favorables aux vendeurs.
  • Le prix médian d’une propriété unifamiliale a atteint 523 250 $, en hausse de 5 % sur un an. Dans le segment de la copropriété, le prix médian s’est établi à 405 000 $, soit une augmentation de 1 %. Quant aux plex, leur prix médian a atteint 690 000 $, en progression de 2 % par rapport au deuxième trimestre de 2025.
  • Le segment des plex a affiché des gains de prix plus soutenus dans l’ensemble des régions de la province, témoignant d’un intérêt toujours marqué des acheteurs pour ce type de propriété.
  • À l’échelle provinciale, le nombre moyen de jours requis pour vendre une propriété s’est établi à 38 jours pour une unifamiliale (-5 jours sur un an), à 43 jours pour un plex (-10 jours) et à 46 jours pour une copropriété (+4 jours).


L’année 2026 marque un tournant pour le marché immobilier québécois, et le secteur locatif n’y échappe pas.

Les données du 2e trimestre 2026 publiées par l’APCIQ montrent un marché qui se transforme : les prix se stabilisent, les délais de vente s’allongent, et les conditions d’accès à la propriété continuent de repousser une partie des ménages vers la location.

Pour les propriétaires, cela crée un environnement à la fois plus prévisible… et paradoxalement plus exigeant.

Une baisse des ventes qui influence directement le marché locatif
Selon les statistiques du trimestre, les ventes résidentielles ont reculé dans plusieurs régions du Québec. Cette diminution n’est pas anodine : elle signifie que davantage de ménages restent locataires plus longtemps, faute de pouvoir accéder à la propriété.
Les données révèlent notamment :
• un recul des transactions dans plusieurs grands centres urbains,
• un allongement du délai de vente,
• une stabilisation des prix, mais à des niveaux toujours élevés.

Cette dynamique crée un effet domino : moins de ménages deviennent propriétaires, plus de ménages demeurent locataires, ce qui maintient une pression constante sur le marché locatif, même lorsque l’offre augmente.

Un marché locatif qui absorbe les ménages exclus de l’achat
L’APCIQ souligne que, malgré la stabilisation des prix, l’accessibilité à la propriété demeure difficile en 2026.
Les taux d’intérêt élevés, combinés à des revenus qui n’augmentent pas au même rythme, freinent les projets d’achat.

Des conditions de marché qui varient selon les régions
Les statistiques du 2e trimestre montrent des contrastes importants :
• Certaines régions voient une hausse de l’inventaire, ce qui détend légèrement le marché.
• D’autres, au contraire, restent en situation de rareté, notamment les secteurs où les constructions neuves sont limitées.
• Les propriétés unifamiliales affichent des tendances différentes des copropriétés, ce qui influence indirectement les choix des ménages et leur maintien dans le marché locatif.

Ces variations régionales sont essentielles pour les propriétaires : elles déterminent la rapidité de location, les loyers possibles et la nécessité — ou non — d’offrir des incitatifs.

Une construction qui ne suit pas le rythme des besoins
Même si certaines régions montrent une augmentation de l’inventaire, le Québec demeure en déficit structurel de logements. Les données du marché de la revente confirment que la construction neuve ne compense pas la demande, surtout dans les segments abordables.

Les propriétaires doivent donc composer avec un marché où :
• les logements abordables restent extrêmement recherchés,
• les logements plus coûteux sont en concurrence directe,
• les locataires sont plus mobiles dans les unités haut de gamme,
• mais beaucoup moins dans les logements à prix modéré.

L’année 2026 n’est pas une année de crise, mais une année de rééquilibrage. Pour les propriétaires, cela implique :
• une demande locative soutenue,
• une concurrence accrue dans les immeubles plus récents ou plus chers,
• une vigilance accrue sur la qualité, l’entretien et la communication,
• une adaptation des stratégies de location selon le quartier et le type d’unité.

Les statistiques du 2e trimestre montrent clairement que le marché locatif reste solide, mais qu’il devient plus segmenté : certains logements se louent en quelques jours, d’autres exigent une stratégie plus proactive.

Les données de l’APCIQ pour le 2e trimestre 2026 confirment que le marché immobilier québécois entre dans une phase de transition. La stabilisation des prix, la baisse des ventes et la persistance des obstacles à l’achat maintiennent une forte pression sur le marché locatif. Pour les propriétaires, cela signifie qu’il faut rester attentif, flexible et informé : le marché n’est plus uniforme, et les stratégies doivent s’adapter à cette nouvelle réalité.


Source : https://apciq.ca/stats-2e-trimestre-2026/

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